Horror Lab

Récit

Encore un endroit à ajouter à la liste de ceux qui nous ont fait rêver depuis notre engouement pour l’urbex. Quel endroit extraordinaire. Imaginez des centaines d’organes d’animaux entreposés et conservés dans des bocaux et du formole.
Un décor digne des films d’horreur hollywoodiens ! Un terrain d’expression convoité pour nous autres photographes de l’oubli.
Nous arrivons devant ce bâtiment, situé au cœur d’une des plus grandes villes belges, en plein après-midi. Jusqu’ici nous n’avons eu que peu de chance durant ce weekend et nous espérons donc que tout se déroulera bien ici.
Nous nous rendons vite compte que l’entrée discrète sera impossible… Bon bah, tant qu’a être là autant y aller !

On pénètre dans le bâtiment devant plusieurs personnes en nous disant que s’ils appellent la police cela comblera un weekend déjà fait de déceptions.
Il n’en est finalement rien. Le bâtiment est à nous le temps d’une session. Nous visitons tous les étages et nous comprenons vite que ce que nous sommes venu voir ne s’y trouve pas. Il faut trouver la cave !
Nous y pénétrons, non sans mal, en passant par une porte à moitié ouverte et nous retrouvons dans le noir le plus complet. Nous nous dirigeons au feeling et trouvons directement la pièce.

Quel choc !

Le premier sentiment est la fascination, le deuxième le dégout. La plupart des bocaux sont renversés ou vidés, laissant les organes pourrir à l’air libre. Une mélasse, dont on ne veut connaitre la contenance, tapisse le sol et colle à nous semelles.
Peu importe, nous l’avons voulu.

La pièce manque cruellement de lumière, heureusement notre collègue Skulicious possède toujours un sac de bougies chauffe plat sur lui. Nous nous attelons à positionner des bougies allumées derrières les bocaux, et je peux vous assurer que ce n’est pas facile ! 🙂
Finalement la magie opère, la lumière orange offerte par les bougies apporte un rendu bien différent de ce que nous avons pu voir du lieu. Et c’est tant mieux 🙂

Nous prenons nos clichés et nous rendons compte que le soupirail, seule source de lumière naturelle de la pièce, donne sur le trottoir où des dizaines de personnes passent. Si seulement ils se doutaient de ce qu’il se passe sous leurs pieds, des quelles horreurs l’underground est pourvu !

Après une heure passée dans le noir, l’humidité et les secrétions d’organes en putréfaction, nous quittons les lieux.
Je vous laisse admirer la beauté si particulière de ce lieu hors du commun.

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