Skytech

Récit

Pour un explorateur urbain, la Russie est à l’urbex ce que Lourdes est à la religion… Bon, OK j’exagère un peu, mais je vous assure que l’écriture cyrillique fait son effet !
Et bien cette fois nul besoin de parcourir des milliers de kilomètres, le charme russe est venu à nous.

Lorsque je découvre que ces gros MIL MI-26, les plus gros hélicoptères jamais construit, dont la puissance permet de soulever des charges de 50 à 100 pourcent plus importantes que n’importe quel autre modèle, je suis fou d’excitation. Mais quand en plus je me rends compte qu’il sont à 4 heures de route de chez moi, je deviens en plus impatient.
Je planifie la sortie et me retrouve à 5 heure du matin devant la grille de l’entrepôt qui conserve ces bijoux. Il sont toujours à l’endroit que j’avais repéré, dans la cour extérieur d’un hangar industriel. On ne peut pas les rater, leur taille est réellement démesurée.

Je saute le portail du l’usine, à partir de maintenant je suis dans l’illégalité…

Je me rends tout de suite compte d’un problème, les hélicoptères sont entourés de barbelé militaire dont la dangerosité n’est plus à démontrer !
Je pense avoir la solution, l’arrière de la cour donne sur un plan d’eau et il semble que le barbelé ne descende pas jusqu’à l’eau. Je trouve un moyen de contourner le bâtiment, en me faufilant entre des containers de transport, pour enfin me retrouver à l’arrière du bâtiment. Parfait, il n’y a plus de barbelé.

Je me retrouve donc, après avoir mis les pieds dans l’eau, à l’intérieur du périmètre de protection. Je m’approche des hélicoptères, je trépigne d’excitation, mais je me rends compte que les hélicoptères peuvent être fermés. Je trouve sur le flanc gauche d’un des monstres une porte dont la poignée est à ma hauteur… je la tourne… Victoire !! C’est ouvert.

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Je descends la porte qui m’offre un escalier pour pénétrer dans l’antre du véhicule. Je découvre le cockpit tant attendu. Le soleil se lève à peine, offrant des rayons de lumières orangés qui viennent caresser la façade des innombrables postes de contrôle, offrant un jeu d’ombre et de lumière absolument fantastique. Je perds au moins dix minutes à observer chaque bouton, chaque écriture, chaque pièce de cet appareil. Je retombe dans l’enfance !

Je m’installe au poste de pilotage, le manche entre les jambes… Quelle sensation !

Mais il ne faut pas perdre trop de temps… le jour se lève, l’activité de la zone va débuter et les premiers travailleurs risques d’arriver à tout moment. Je me dépêche de prendre mes photos et quitte rapidement les lieux.

C’est un véritable bond de milliers de kilomètres que je viens de faire et un voyage dans le temps qui restera dans ma mémoire !

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