Erevan


Pays : Arménie
Visite : 2019
Type : Ville – Capitale – Caucase
Informations : Erevan, actuelle capitale de l’Arménie depuis 1918, est une ville de caractère et de contrastes. Faisant fièrement front au désert des steppes caucasiennes, la plus grande ville du pays se souhaite moderne et exemplaire.

Construite à partir de 782 av. J.-C., la naissance de cette ville est marquée dans la roche. Sur l’ordre d’un roi, son certificat de naissance est gravé dans la pierre à l’aide de l’écriture cunéiforme. Très vite la ville se dote d’infrastructures modernes, canaux d’irrigation et réservoir, et connait une forte expansion très tôt dans son histoire.
Passant de peuples en peuples, traversant les âges et les guerres, la ville connait plusieurs périodes de déchirement. Voyant s’affronter Arabes, Mongols, Perses et Turcs, la ville continuera malgré tout à se développer.

En 1918, à l’issue d’une guerre mondiale meurtrière pour le peuple arménien, la ville d’Erevan, ne possédant alors que 30 000 habitants, se voit nommée capitale de la nouvelle République indépendante de l’Arménie. Alexandre Tamanian est nommé urbaniste en chef avec la mission de changer radicalement le visage de la ville. Il entreprend une modification profonde et totale de cette petite cité. Nouveaux quartiers, infrastructures routières, ponts et lignes de chemin de fer. La ville se voit également dotée d’un aéroport international (et même plus tard dans son histoire d’un métro).

En 1920 la ville assiste à sa soviétisation et cède sa place de capitale face à Tbilissi en Géorgie lors de la création de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. Puis en 1936 le pays s’arrache à cette association et Erevan reprend sa place de capitale de la République d’Arménie à la chute de l’URSS.

Aujourd’hui la ville est un paradoxe urbain, subtil mélange d’un désir de se moderniser et d’une volonté de célébrer une gloire passée, la ville tente de manière évidente d’imposer son visage de capitale au même titre que ses grandes sœurs soviétiques. Bien qu’encore anecdotique, on se surprend de la confrontation de grandes symboles du monde capitaliste (fast foods, prêt à porter, grande distribution) face aux reliquats emblématiques d’un passé soviétique. On passe tantôt d’un quartier moderne, coloré et vivant à une zone délabrée et oubliée. Le contraste est saisissant.

Peuplée aujourd’hui de plus de 2 millions d’habitants, on se confronte à Erevan aux désagréments d’une métropole. Pollution, circulation, insalubrité et densité sont des qualificatifs à peine exagérés. C’est toutefois une ville ou il fait bon vivre, en particulier pour le touriste occidental dont le pouvoir d’achat y est relativement élevé. La ville dégage un sentiment de sécurité permanent et il est facile de s’y promener de jour comme de nuit. Les commerces et restaurant ferment très tardivement, offrant une vie nocturne modérée mais présente.

Située à 990m d’altitude à l’ouest du pays, la ville possède un dénivelé important puisque certains quartiers s’élèvent à 1300m. Depuis les hauteurs de la ville on peut apercevoir, les jours de beau temps, le mont Ararat, ancien symbole arménien aujourd’hui en territoire Turque.

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